mardi 2 décembre 2008

Sans Domicile Fixe

''ClaaaCKK'' Le bruit de la porte de mon appartement qui se referme derrière moi me donne des frissons dans le dos. A ce moment précis, je me retrouve sans addresse. Le début de la vie de routard, teintée d'un étrange sentiment d'insécurité et de liberté. Pour le moment, je ne saurais dire quel sentiment est le plus fort. Marchant dans les rues de Québec pour un dernière fois, mon IPod passe des chansons qui soufflent des réponses a certaines de mes questions.

- ...I Think I'm just happy... - Nirvana.

Quelque fois, j'imagine une complicité entre moi et mon lecteur mp3! Parfois, on se comprend!
Et le 25 Novembre arrive enfin. - Bonne Fête Annie!! - Nous voila a l'aéroport avec nos 225 lbs de bagages. Certains cyclistes anglophones nous avaient prévenus: voyager en avion avec des vélos ''is a real pain in the ass''. Notre expérience fût toute différente. En enregistrant le tout au comptoir d'Americain Arilines, tout se passe bien pour nos fesses, mais c'est le porte-feuilles qui écoppe! Il nous coûtera vraisemblablement le prix d'un vélo neuf pour voler avec nos montures! Geneviève convient qu'il faut lâcher prise, mais je grince quand même des dents puisqu'on devait, normalement, transporter nos vélos gratuitement.


Les roues de l'avion quittent le sol enneigé du Québec. Vous allez nous manquer! Nos péripéties ne font que commencer!

samedi 22 novembre 2008

Les courageux

Il y a maintenant 4 jours, j’ai quitté mon emploi, je dirais même mes 2 emplois, mon appartement, ma vie que j’appellerais plutôt une course folle depuis ces derniers mois… pour aller parcourir l’Asie en Vélo avec mon chum Pierre. Malgré que je suis depuis toujours une promeneuse, ce projet a stupéfait plusieurs personnes de mon entourage. Il a aussi suscité plusieurs questions. Qu’est-ce que tu fais ? Qu’est-ce que ce périple va t’apporter ? Que feras-tu as ton retour, plus un sou en poche et sans boulot ?

Je n’avais aucune réponse à leur donner, j’en avais aucune pour moi-même…seulement la certitude que je devais partir et que c’étais le moment idéal.

J’ai toutefois réalisé que ces interrogations avaient un point en commun. Elles étaient toutes générées par un mal contagieux: la peur. La leur. L’insécurité à l’idée de se retrouver devant rien, sans salaire, dépouiller de leurs repères et de leurs activités, et de leur identité professionnelle. Et dans un univers étranger, par surcroît.

Certains m’ont posé la véritable question qui les taraudait: as-tu peur? À celle-ci, je pouvais répondre sans hésitation: non. Je ne sais pas de quoi avoir peur. Oui je vais vivre diverses situations pas toujours faciles mais je n’ai pas peur. Mais puisque j’allais affronter différents monstres issus de leur imagination, ils ont qualifié mon geste de ″courageux″. Du courage ? Je ne sais pas. C’est une qualité que l’on entrevoit chez d’autres mais difficilement chez soi.

Mais si de courage il est question, alors j’affirme que je ne suis pas la seule sur cette planète. Des centaines de personnes larguent le métro-boulot-dodo universel comme je vais le faire pour voyager en vélo en Asie ou ailleurs dans le monde. Ces voyageurs émergent des quatre coins du monde avec un ex-boulot, un petit kit de survie et avec la volonté de découvrir le monde. Et dans leur cœur, une même quête : prendre un break, vivre autrement, plus librement.

En Occident, être sans emploi est difficile, tant pour le portefeuille que pour l’ego. La carrière est au centre de nos vies et les cercles sociaux sont généralement intolérants vis-à-vis des gens qui ne travaillent pas. Ce sont peut-être eu les véritable courageux. Car la planète se montre plutôt clémente envers les chômeurs volontaires qui la sillonnent en toute impunité.

Il existe donc encore une échappatoire au travail, un lieu en ce monde où l’on peut prendre une pause sans inquiétude, libéré des pressions sociales qui dictent l’alternative : travailler ou manger ses bas. Peut-être qu’il y a-t-il un seul moyen, le voyage!!!

-D'après un texte d'Annick Poitras

vendredi 14 novembre 2008

Silence on tourne!

Maintenant que le grand départ approche, c’est le silence. Le calme avant la tempête? Je dirais plutôt une interruption PENDANT l’ouragan! Nous sommes maintenant remplis d’une énergie intense qui nous fait accomplir un nombre de tâches assez ahurissant. Il y tant de choses à régler avant de partir que nous avons du mal à apprécier la date du 25 Novembre. La vie des dernières semaines se compare à un jeu vidéo où il faut traverser le prochain checkpoint pour rester en vie. Comme un courant d’air, nous avons donc visité ambassades, dentistes, optométristes, CLSC, acuponcteurs, magasins de vélos et j’en passe. Voila pourquoi le silence était maître de notre blog ces derniers temps.

Cette image que nous avons souvent du voyageur : Un homme simple, qui aime prendre la vie au ralenti et profiter du fait qu’il est libre de faire ce qu’il veut pendant que les aiguilles de sa montre tournent. Ce portrait, je ne le crois plus. Au contraire, le voyageur de longues routes est souvent l’esclave de ses ambitions. Sa soif de réalisation transforme souvent sa vie en course folle.

Profitant de nos derniers instants parmi les nôtres, nous avons multiplié les moments forts pendant les dernières semaines :

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… nous venions de traverser le knife edge, cette bande étroite qui délimite les versants du mont Kathadin en une bande juste assez large pour y dessiner un chemin de 2 km. En le traversant, il y avait cette sensation d’irréel. Sensation amplifiée par l’absence de vent en ce lieu extrêmement exposé et par le fait qu’un pas de travers me ferait possiblement basculé vers la mort. Tout était suspendu, comme si on avait figé le décor dans lequel nous progressions. Et le bleu du ciel! Nous avons cru qu’il n’y aurait plus jamais de pluie en 2008! Hélas!

Pendant que Dominique, clown agréé, nous racontait quelques histoires cochonnes, Geneviève savourait son sandwich et Catherine ne pouvait manger, car elle était trop occupée à rire. Cheese, harmonica à la main, nous envoyait des blues qui voyageaient trop bien à partir du sommet. Et Dan, notre ti-bum, immortalisait le tout dans sa boîte à images. J’en garde un excellent souvenir! Dan et Cheese, je sens que nos aventures ne sont pas finies! Vous êtes des compagnons d’aventure comme on en trouve peu et j’ai de la chance de pouvoir m’évader avec vous! …

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… La table était bien remplie. Et il y avait autour une multitude de jeunes gens qui partageait une fraternité qu’on l’on qualifierait de familiale. La même complicité qu’il y a entre frères et sœurs. Ces secondes entre vieux amis sont suffisantes pour me rendre heureux. La route de certaines amitiés est parfois longue et ponctuée d’épreuves éprouvantes. Mais, une fois de plus, c’est la route qui forge les choses. C’est la route qui nous a liés comme une famille...

Chez Yves, il y avait de tout. Tout d’abord, il y avait beaucoup de lui-même. Une loyauté sincère envers ses amis. Un sens paternel infini. Un sens de l’humour faisant de lui un excellent public. Du moment que je sais que je peux rejoindre Yves sans trop de problèmes, je suis certain de ne jamais être dans la merde sur cette planète. Si la Terre tremble, chacun peut compter sur un ami. Moi je peux compter sur Yves. Accompagné de Dominique, qui ouvre sa porte et exprime une hospitalité exceptionnelle on se sent à l’aise chez eux!


De l’autre côté de la table, Mathieu. Un sourire authentique accroché en permanence au visage. On aime sa présence! Comme deux frères, lorsqu’il parle, je saisie à l’instant l’émotion qu’il communique. Ce qu’il pense, je le pense aussi au même moment. Nous avons tous deux le même nom de famille et je cherche encore où les arbres généalogiques se sont croisés. Et il y avait Mélanie, ce petit bout de femme qui a de l’énergie comme dix. J’ai rarement vu une maman aussi dévouée pour sa famille.

Près d’Yves est assis celui qu’on ne voit que rarement assis. Ce spécimen unique qu’on ne peut attraper qu’au vol. Une espèce en voie de disparition. Trop rare sur cette planète : Simon Bouchard. Un ami qui se définit en un mot : unique. Il n’y a pas d’expressions assez fortes pour exprimer la générosité de Simon. Il m’arrive souvent de me retrouver devant une situation, où, confronté à un choix, je me demande ce que ferait Simon. Sa vie n’est certainement pas tracée sur le chemin le plus facile, mais il marche sur l’avenue des grands hommes. Parfois, lorsqu’on ouvre bien les yeux, nos idoles ne sont pas très loin!

Parties de cartes entre vieux chums, blagues douteuses et un ciel enneigé pour couronner la soirée. Sans oublier la fierté de voir nos amis progresser sur différents chemins…

jeudi 23 octobre 2008

Pénalité pour décrochage

Le matin s’amorça comme la plupart des samedis : le réveille sonna trop tôt et, pour un instant, me donna le feeling que je vie une vie de chien. Un goût amer dans la bouche. Pas que je déteste les matins, c’est que ma cafetière fonctionnait mal. Pourquoi se lever aussi tôt un week-end? Même les clochards ne le faisaient pas…

C’est que Geneviève et moi avions entrepris de réaliser 3 missions durant le week-end :
1. Marcher du Massif jusqu’au mont Sainte-Anne.
2. Le faire avec le plus petit budget possible.
3. Profiter du soleil et de la lune au maximum.

Nous voilà donc tous les 2 plantés au bord de l'autoroute, à quelques mètres du fleuve St-Laurent, le pouce bien droit en l’air. Le soleil qui se lève derrière l’ile d’Orléans parlait anglais : ‘’What a glorious morning! ‘’ Si bien qu’à chaque véhicule qui passait, je ne savais trop si je voulais qu’il s’arrête ou si je voulais rester là, au soleil, avec Geneviève.

C’est quand on ne cherche pas qu’on trouve le plus… 2 bagnoles s’arrêtèrent en même temps!! Je préférais la fille dans la rouge tandis que Geneviève préférais le gars dans la bleue.
- M’en va à Baie-Comeau!!
Nous avions un gagnant! Le type bien sympathique venait à Québec pour un week-end de chasse pour le moins particulière. Le chauffeur nous expliqua qu'il s’agit de se lever tôt le matin, de se cacher dans le bois et de caler un 60oz de téquila avant que le soleil se lève. Ensuite, on retourne se coucher… drôle de sport! Remarquez que ça donne plus de temps pour se remettre avant que le « lendemain » de brosse ne vienne.

Donc, je disais, le type nous emmena en direction du massif. Même s’il n’avait rien d’un connaisseur de la randonnée, il fît tout de même une vérification de l’essentiel de nos bagages:
-Avez-vous de quoi fumer pi boire?
Comme un père pour ses enfants!

Le sentier commence dans un centre de ski de fond. Pas de carte, seul dans le bois, il y avait peu de chance que nous soyons dans la bonne direction. Mais, qu’est-ce que ca changeait au fond? Nous avions sur le dos nourriture et abris pour vivre facilement 3 jours. « … for if he has lived sincerely, it must have been in a distant land » - Thoreau. Voyant notre direction plutôt douteuse sur un cap rocheux qui faisait face au fleuve, je me rends à l’évidence : Nous étions vraisemblablement dans la mauvaise direction.
- Il faudra rationner la bouffe, Geneviève, on n’est pas sorti d’ici!
- Bonne nouvelle!

jeudi 16 octobre 2008

Tandem, Fromage et Bière

Dans la catégorie des véhicules qui se déplacent à grande vitesse j’inclurais sans contredit le Tandem à pédale. Plus particulièrement, le tandem brun que nous avons loué pour le week end de la balade gourmande des Bois-Francs.

Laissez-moi vous expliquer le principe de cet événement. 4 grands enfants affamés - Karlos, Caroline, Geneviève et moi – pédalent de villages en villages pour s’approprier et dévorer, pourrait-t-on dire, les trésors des producteurs agricoles de ma région. Pendant ce temps, les saveurs sont mises en vedette pour le plaisirs des passants. Alors voici 8 jambes musclés, 4 estomacs vides et des vélos bien huilés en direction du premier stop.

Les gens s’affolent, et nous aussi, autour d’une table pleine de saumons, truites et fromages fumés. Pendant que Karl me répète qu’il s’agit-là ``de bons produit``, je cherche désespérément un trou dans la foule afin de m’insérer et de piquer mon cure-dent dans un morceau de truite fumé trop excellent.

Il s'en est suivi d'une course folle de tandem vers la prochaine halte ; Une ferme qui nous proposa une soupe de citrouilles et courges qui aurait pu nous tuer si elle avait été servie à volonté. On a cherché à connaître la recette, mais, pour vrai, tout ce qu’on voulait c’était une autre ration de la potion magique !

La suite fût une série de routes d’automnes colorés, de chocolats, de champs dorés, de fromages, des gens fiers et accueillants, de désserts, de viandes et … LA brasserie. Malgré le semblant de gastro que nous avait donné l’abus de miel lors de la visite de la dernière ferme, nous avons trouvé la force de se rendre au sommet de notre randonné. L’intersection de St-Rémi-de-Tingwick, lieu de production de la meilleure bière noire jamais produite. Oubliez la Guiness, oubliez la Sainte-Pat… On nous a fait une tablée de 12 bières à déguster. Ceci est mon sang, buvez-en tous!

Ehhh, ok, bon… Le retour était moins facile avec quelques bières dans l’estomac et le restant de la caisse dans la sacoche arrière des vélos. Il nous a même semblé que l’halène de bière de Karlos attirait les chiens qui devenaient agressifs à notre passage.

Et ce week end d’halloween pour adulte ses terminé par une raclette no limit où l’abus était au rendez-vous. Fin de semaine signée Karl Roberge !

Cet individu a partagé beaucoup de moments forts avec moi dans les dernières années. Et je lui dois une fière chandelle ! Avec Karl, on s’amuse… vraiment ! La vie est un jeu et il l’a bien compris. La fraternité exprimée par cet ami est intense. Et je ne cache pas qu’il m’a beaucoup influencé en ce sens. En voilà un qui a compris comment profiter de la vie et lâcher son fou.

Ok Karlos, je ne voudrais peut-être plus que tu sois mon boss sur un roof à Calgary, mais je retournerais n’importe quand surfer San Diego avec toi !

mardi 7 octobre 2008

La vie - Théories 1, 2 et 3

Ce levé de soleil je l’avais imaginé de toutes les façons, tournés et dirigé dans toutes les directions. Ce matin-là je le connaissais comme si je l’avais déjà vécu. Pourtant, il faisait parti de mon futur. C’est que j’avais, moi aussi, mon lot d’idées préconçues. Normal, tout le monde en a.

Première journée universitaire; date que j’avais construit dans ma tête avec un peu d’espérance et beaucoup de préjugés. Oh oui, cela me faisait peur de me jeter dans un univers d’extraterrestres aux mœurs étranges qui ne parlent pas le même langage que moi. Cela m’importait peu, j’allais apprendre l’extra terrien et devenir informaticien moi-aussi! Devenir informaticien, je ne pouvais l’imaginer. Mais bon, je me dirige volontiers vers l’inconnu…

-théorie 1-

A quoi bon vivre une vie qu’on a TROP BIEN inventée? Pourquoi ne pas tenter l’aventure et se diriger dans une direction qui nous mène dans un endroit qu’on ne saurait décrire ? Un univers de nouveau… Une 2e vie où il faut réapprendre à manger, lire et parler ! J’y reviendrai… d’ailleurs, c’est essentiellement le sujet de ce blog.

Je disais… j’allais devenir informaticien. Un geek…

-théorie 2-

Heureux est celui qui peut combiner préjugés et ouverture d’esprit. Les deux font bien ensemble. Surtout quand le second l’emporte sur le premier. Tranquillement, la vie offre sa part de surprises. Équitablement? Nooon! L’homme sans idées préconçues ne s’étonne pas. Devant de nouvelles cultures, il les découvre, il les analyse pour capter des faits. - No Surprises – L’étonnement est réservé à celui qui voit ses préjugés abattus un à un. Mesdames, Messieurs, le spectacle va commencer !

Je disais… cette première journée aura modifié mon existence. Pas pour le diplôme. Pas pour la bague. Pour le monde… Pour les gens que j’ai rencontrés.

-théorie 3-

‘’La grandeur d’un métier est peut-être, avant tout, d’unir des hommes; il n’est qu’un luxe véritable, et c’est celui des relations humaines. En travaillant pour des biens matériels, nous bâtissons nous-mêmes notre prison.’’ – Antoine St-Exupéry.

Sur mon chemin, j'ai croisé des gens qui m'ont beaucoup influencé. Certains sont encore près de moi, d’autres qui, aux dernières nouvelles, auraient déménagé à Babylone. Et si je prenais un peu de mon temps pour leur rendre hommage? Si ce n’est que pour les féliciter d’être ce qu’ils sont…

vendredi 19 septembre 2008

Attachez votre ceinture!

Ca s’en vient! Le départ est fixé : 25 Novembre! Le retour ? Quelque part en 2009. Nous avons déniché un excellent billet qui nous donnera le droit de poser nos fesses sur un fougueux vol de China Airlines. Il a fallu faire vite, car il semblerait que nous n’étions pas les seuls prétendants pour obtenir ces places. Et, sans même y penser une seconde, j’ai fait le geste qui bouleversera probablement une bonne partie de ma vie. Je fouillai dans mes poches et tendis la clé du bonheur; une carte de crédit bien chargée! D’un mouvement habile du poignet, le commis vida mes économies des derniers mois. Chlic Chlic… et un petit papier sorti de la machine. Monsieur MasterCard en personne m’envoya un genre de fax pour me remercier de dépenser autant d’argent et me demanda de signer en bas pour approuver que je ne sois pas fou. J’acquiesçai!

Dès lors, les papillons furent invités dans mon estomac. Il n’y avait plus de retour en arrière possible.

- Désirez-vous une assurance annulation Monsieur?

- Non merci

C’était comme dire ‘’Non merci’’ lorsqu’on offre l’Extra, ça vient naturellement, sans remord. Et je quittai le pavillon Desjardins de l’université le sourire aux lèvres. C’est une bien grande entreprise qui se préparait et je trouvai particulièrement amusant de voir le premier épisode de l’histoire se dérouler avec tant d’aisance.

Jusqu’à maintenant il n’a fallu que de petits efforts pour garder cet objectif dans la mire. Tout cela à commencé par la vente de ma voiture, trop inutile en ville. Quel soulagement! Dorénavant, quand les lumières de déneigement allumeront, je pourrai célébrer la neige qui tombe au lieu de chercher un endroit pour foutre ma bagnole. Ensuite, il a fallu laisser tomber mon appartement beaucoup trop grand pour une seule personne… Et de retrouver le plaisir de vivre en colocation! J’ai enfin compris que la vie solitaire en appartement ne conduit nulle part, sinon qu’à une triste fin asociale et individualiste. Enfin, chose qui a été très facile, j’ai réduit mes apparitions dans les bars que je déteste profondément.

Je lisais sur le blog de Mark et Juliette comment ils ont réussit à recueillir assez d’argent pour faire le tour du monde tout en ne travaillant pas plus que la majorité des gens. La recette est simple : ‘’ no mobile phone, car, television, computor or interest in clothes or beer’’. Juliette avoua même avoir intégré la patate comme ingrédient principal de tous les repas! Ok, il y aura toujours des gens plus radicaux. Mark, pour sa part avait un intérêt un peu plus développé pour les gadgets et la bière : il ramassa £10 000 de moins que sa compagne. L’histoire ne dit pas si Mark aime les patates par contre…